Un salon qui lui va à ravir – CMAI 21

Isabelle Peresan a repris en septembre dernier un salon de coiffure à Dijon. La quadragénaire s’est mise à son compte après trois décennies de salariat. Rencontre.

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?
Il s’agit d’un commerce de quartier dont l’ancienne dirigeante, Carmen Ronsin, a su développer et fidéliser une clientèle depuis 1977 ! A mon arrivée, j’ai apporté en plus mon carnet d’adresses. Je travaille avec une salariée, Laurence Bonin, qui coiffe les habitué-e-s depuis 10 ans.

Quel parcours vous a mené jusqu’à la reprise de l’entreprise ?
J’ai commencé par enchaîner les diplômes (CAP dames, CAP hommes, mention coloriste, mention permanentiste et enfin brevet professionnel) puis j’ai multiplié des années durant les expériences professionnelles au sein de salons de l’agglomération dijonnaise. En 2014, je me suis retrouvée sans emploi salarié. Ce fut le déclic pour me lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Pourquoi avoir opté pour une reprise plutôt qu’une création ?
Lancer une affaire suppose des investissements financiers très lourds tandis qu’un rachat permet de profiter d’une structure existante pour un coût plus raisonnable. Par ailleurs, je considère qu’il existe déjà trop de salons de coiffures en France alors je n’allais pas en créer un de plus.

Quelle aide vous a apporté la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ?
Une aide précieuse ! J’ai suivi le stage préalable à l’installation dit « Expert », une formation approfondie qui s’est déroulée de décembre 2014 à février 2015. Ensuite, c’est la CMA qui m’a mise en contact avec la cédante et m’a apporté des conseils tout au long du processus de reprise. Les agents m’ont également accompagnée pour le montage de dossiers portant sur une avance remboursable à taux 0% ainsi que sur un prêt d’honneur.

Quels sont vos projets d’avenir ?
J’envisage de moderniser les équipements et la décoration quand les affaires tourneront bien, afin notamment de rajeunir ma clientèle. Des stages « métier » sur les coiffures longues et « dirigeant » sur la comptabilité constitueraient un plus. J’y songe très sérieusement.

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